Oloron Sainte-Marie

INAUGURATION DE
LA PLAQUE COMMEMORATIVE
EN HOMMAGE A PIERRE JELIOTE

 

ACTION DE LA MUNICIPALITE D’OLORON SAINTE-MARIE EN HOMMAGE A PIERRE JELIOTE

Depuis qu’elle est aux affaires, l’actuelle Municipalité a plusieurs fois rendu hommage à Pierre Jéliote, premier chanteur connu de l’histoire de l’opéra, d’origine béarnaise et ayant vécu plusieurs années à Oloron.

Une salle de spectacles et de congrès a été inaugurée et baptisée « Espace Jéliote ». Un buste en bronze de Pierre Jéliote a également été réalisé et est situé à proximité de l’Espace Jéliote

Plus récemment, par délibération du 6 octobre 2005, la Municipalité a fait l’acquisition du piano de Jéliote pour un montant de 6 000 €, correspondant à l'évaluation faite par un antiquaire-conseil, afin d’enrichir le patrimoine culturel et historique d'Oloron-Sainte-Marie.

PIERRE JELIOTE : UN ARTISTE BEARNAIS A LA COUR DE LOUIS XV

Pierre de Jéliote est né à Lasseube en avril 1713 et mort à Estos en septembre 1797.

Second des six enfants de Joseph de Jéliote et de Madeleine de Mauco, il est envoyé très jeune à Bétharram où se trouve l’un de ses oncles missionnaires. Grâce au chœur de la chapelle de Lestelle, et sous la direction de l’abbé Pourquier, il prend goût à la musique et est envoyé à 16 ans à Toulouse pour perfectionner son chant à la maîtrise de la cathédrale de Saint-Etienne, pour perfectionner son chant.

Remarqué par le compositeur Colin de Blamont, surintendant de la musique en France, il est amené à partir pour Paris où il est hébergé chez le frère de l’abbé Pourquier.

Il s’introduit dans la société et interprète le 1er octobre 1733, dans le domaine de Passy du fermier général M. de la Poplinière, le rôle de l’Amour dans Hippolyte et Aricie de Jean-Baptiste Rameau. En 1735, il joue dans Les Indes Galantes du même compositeur, œuvre dans laquelle il est particulièrement remarqué par Boissy qui en dit alors : « Ah ! C’est un Dieu qui chante ». Il participe ensuite aux concerts particuliers de la Reine, compose des motets pour Mme de Pompadour à qui il donne des leçons de chant et de musique et, à l'occasion du mariage du Dauphin (futur Louis XVI), il compose une comédie-ballet de trois actes intitulée Zélisca ou l’art de la nature.

Jéliote devient alors le maître de la scène française pendant 22 ans. La cour, notamment la duchesse de la Vallière et Mme de Jully succombe à son charme malgré son physique peu avenant. Voltaire admire « les accents dont l’aisé Jéliote à su charmer nos sens » et Rousseau fait un véritable éloge sur ses talents de chanteur et de musicien. Le 15 mars 1755, il crée le rôle de Daphnis dans la pastorale languedocienne de Modaville et paraît, pour la dernière fois, à l’opéra.

Pendant les dix années qui suivent, il reste à Paris et est toujours invité à la Cour de Louis XV et dans les salons des princes et seigneurs, ce qui ne l’empêche pas de venir se reposer trois mois par an en Béarn, où il a sa famille.

A la fin de l’année 1779, il quitte la Place des Victoires à Paris et décide de s’établir à Oloron Sainte-Marie. Une pension de retraite lui avait été accordée un peu plus tôt en considération de ses services en qualité de « Vétéran de la Musique du Roi ». Il passe les dernières années de sa vie à Estos, chez sa nièce Thérèse de Fondeire mariée à Jean-Pierre de Mauco. Il fait d’elle sa légataire universelle et décède le 13 septembre 1797 non sans avoir assisté au mariage de sa petite nièce.

JELIOTE ET MOZART

L’histoire veut que Pierre Jéliote ait rencontré Wolfgang Amadeus Mozart à la Cour quand ce dernier était enfant. Ils auraient joué de la musique ensemble. Un tableau, conservé au Musée de Versailles, en atteste. L’occasion pour la Municipalité de rendre hommage à Jéliote à l’occasion du 250ème anniversaire de la naissance de Mozart, en apposant une plaque commémorative sur la demeure où vécut Pierre Jéliote, actuellement habitée par Mme et M. CEBOLLERO, au 1 rue Jéliote, sur la Commune d’Oloron Sainte-Marie.