Un premier défibrillateur cardiaque installé au Faget

Pour répondre à l'urgence médicale et améliorer la sécurité des citoyens, Oloron Sainte-Marie s'équipe de défibrillateurs, avec l'aide de Groupama et des sapeurs-pompiers.

D’abord réservés aux professionnels de la santé et des secours, ces appareils connaissent depuis quelques années un accès public de plus en plus courant. Il n’est pas rare désormais de trouver un DAE (Défibrillateur Automatisé Externe).

Oloron Sainte-Marie dispose certes d’un réseau complet  d’accès au soin : Centre hospitalier, Centre de secours, médecins, etc. Cependant, dans certaines zones rurales, l’arrivée des secours peut prendre quelques minutes. Or, dans le cas d’un arrêt cardiaque, chaque minute passée réduit de 10% les chances de survie de la victime. La plus-value apportée par le DAE se révèle alors considérable, d’où le choix d’installer ces appareils en priorité dans les deux quartiers les plus excentrés que sont le Faget et Soeix.

Le plan prévoit l’installation de 7 appareils répartis sur 2017 et 2018. La ville est secondée par deux partenaires de choix :

D’une part, la caisse locale du Piémont Oloronais Groupama finance à hauteur de 750 euros par défibrillateur (2028€ pièce) et paye même entièrement les deux premiers appareils, installés en zone rurale au Faget et à Soeix. Fort de ses valeurs mutualistes, le conseil d’administration de la caisse locale du Piémont Oloronais s’est inscrit depuis de nombreuses années dans une démarche de prévention. Il  développe des actions de sensibilisation à la prévention dans différents domaines tels que l’incendie, la prévention routière, le secourisme ainsi que la santé (comme l’a montré une conférence sur le Burn-Out), en aidant les communes de son territoire assurées à Groupama à l’achat de défibrillateurs.

D’autre part, l’Union Départementale des Sapeurs-Pompiers des Pyrénées-Atlantiques intervient sous l’angle de la formation. Les pompiers possèdent l’expérience, la légitimité et la maitrise pour l’apprentissage des gestes aux premiers secours.  

Après cette formation, la population devient le premier maillon de la chaine des secours.

A savoir :
-   En moyenne 50 000  arrêts cardiaques en France chaque année (environ 150 par jour)
-   80 % des arrêts cardiaques surviennent sur les lieux de vie (travail, maison, activité sportive)
-   Le taux de survie en France suite à un arrêt cardiaque est de 5 %  (20 % aux Etats-Unis)
-   Après un arrêt cardiaque, chaque minute passée sans prise en charge de la victime réduit de 10 % ses chances de survie (si aucune action n’est menée pendant 12 minutes, le décès est inévitable)
-   Les secours mettent en moyenne 9 minutes  pour se rendre sur les lieux d’une intervention
-   Seuls 20 %  des témoins d’arrêts cardiaques sont formés aux gestes de premier secours
-   Le taux de survie suite à un arrêt cardiaque est de 75 %  si un défibrillateur est posé immédiatement

Article R 6311-15 du Code de la Santé Publique : « Toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe […] »

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