Des décisions prises suite au Conseil Local de Sécurité

De récents faits de violence ont poussé le maire à convoquer plusieurs réunions, dont un CLSPD (Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance) exceptionnel mardi 24 octobre 2017.

Divers événements récents (rassemblement contre la violence suite à des agressions gratuites, fait divers de la dame poignardée au Bialé) ont incité la municipalité à provoquer trois réunions sur ce thème : un rendez-vous avec l'association "Sans armes combattons la violence", une réunion extraordinaire du comité de pilotage migrants et un CLSPD exceptionnel, enfin, ce mardi 24 octobre 2017. 
La première réunion avait pour but de comprendre les raisons de la création de l'association, ainsi que leurs besoins afin de savoir comment la Ville pouvait répondre à leurs attentes. 
Le comité de pilotage migrants a été l'occasion de libérer la parole et de rappeler aux bénévoles qui s'investissent depuis un an avec ardeur dans l'accueil des migrants que ce fait divers dépasse la question migratoire. 
Enfin, le CLSPD a été riche en enseignements, avec plus de participants que d'habitude, ce qui montre l'intérêt des autorités et des associations à la situation que traverse Oloron Sainte-Marie. 

Le bilan de ces trois réunions, évoqué suite au CLSPD en point presse, révèle un sentiment d'insécurité en hausse et un problème qui se réduit à un petit groupe d'individus connus par les associations et les forces de sécurité. Il s'agit désormais de savoir quoi faire pour que ce groupe ne nuise plus à la sécurité des citoyens. 

Les solutions apportées par la Ville concernent plusieurs axes : 
- Augmentation de la Police municipale avec un agent qui va débuter la formation en janvier ;
- Mise en place de la vidéo-protection dans des délais rapides, au prochain budget 2018 ;
- Mise en place d'une permanence mensuelle de l'association "Sans armes combattons la violence" : elle aura lieu tous les 3èmes mardis du mois, de 10h à 12h, au rez-de-chaussée de la mairie (démarrage le 21 novembre) ; 
- Création d'un dispositif plus réduit que le CLSPD, en complément, afin de travailler sur les éléments qui paraissent à l'origine de la délinquance constatée à Oloron Sainte-Marie. 

Marie Essimi, à l'origine de l'association "Sans armes combattons la violence", explique qu'elle apprécie "la main tendue du maire" : "Pour la première fois, on se sent aidés, soutenus. Nous allons commencer cette permanence, mais nous ne sommes pas des professionnels : nous sommes juste des familles concernées par la violence. Les victimes, trop souvent, se sentent seules et s'enferment dans le silence. Le but est que les gens viennent vers nous, pour trouver de l'écoute, des encouragements et même un accompagnement s'ils veulent porter plainte. Je ne juge pas le travail des gendarmes. Je suis juste une mère en colère. Je ne juge pas le petit groupe d'individus, je ne dis pas qu'ils sont des monstres : ce sont des personnes perdues, qui n'ont pas appris à faire la différence entre le bien et le mal. Je ne juge pas non plus leurs parents : en éducation, il n'y a pas de baguette magique. Mais il nous faut apprendre à vivre tous ensemble. Les familles ont leur rôle."

 

Service rédaction, 24-10-2017 | Publié dans la catégorie Divers