La ville se dote d'un Plan communal de sauvegarde

Séisme, inondation, acte terroriste... Et si cela touchait aussi Oloron Sainte-Marie ? Parce qu'on fait mieux face à l'imprévisible en étant préparé, la ville a mis en place un document qui résume, en cas de crise, qui fait quoi et comment.

Et si un sĂ©isme d’ampleur touchait Oloron Sainte-Marie, comme cela a Ă©tĂ© le cas d’Arette il y a 50 ans ? Et si un camion transportant des matières dangereuses dĂ©versait accidentellement son chargement sur la rocade oloronaise ? Et si un acte terroriste survenait dans notre ville ? 
Oloron Sainte-Marie a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© touchĂ©e par le passĂ© par des problèmes climatiques ayant fait l’objet d’une reconnaissance de l’Ă©tat de catastrophe naturelle, pour des inondations (avec chocs mĂ©caniques liĂ©s Ă  l’action des vagues : dĂ©cembre 1999, janvier 2009 ; avec coulĂ©es de boues : juin 1988, juillet 1989, juin 1992, juillet 1999, juillet 2006 et juin 2008) et de fortes tempĂŞtes (novembre 1982). En 2003 et 2004, de violents orages de grĂŞle avaient Ă©galement occasion de nombreux dĂ©gâts notamment sur les toitures. Enfin, n’oublions pas qu’Oloron Sainte-Marie est classĂ©e en zone 4 (sur une Ă©chelle de 5) au niveau du risque sismique.
« Gouverner, c’est prĂ©voir », c’est pourquoi le gouvernement a promulguĂ© la loi de modernisation de la sĂ©curitĂ© civile, le 13 aoĂ»t 2004 : cette loi instaure le Plan Communal de Sauvegarde (PCS), un document opĂ©rationnel qui dĂ©termine et fixe, en fonction des risques majeurs connus, l’organisation locale pour faire face Ă  une crise.
Qu’il s’agisse de menace terroriste ou de risque sanitaire, naturel ou technologique, le rĂ´le des autoritĂ©s est d’ĂŞtre prĂ©parĂ©es Ă  gĂ©rer l’essentiel : un poste de commandement dĂ©fini Ă  l’avance prendra les dĂ©cisions qui s’imposent en terme d’information Ă  la population, de lieu d’accueil, d’organisation des secours, etc.
Le PCS intègre et complète les dispositions gĂ©nĂ©rales ORSEC (Organisation de la RĂ©ponse de SĂ©curité Civile) Ă©laborĂ©es au niveau dĂ©partemental par la PrĂ©fecture. L’article L.2211-1 du Code GĂ©nĂ©ral des CollectivitĂ©s Territoriales indique que le maire est l’autoritĂ© de police compĂ©tente pour mettre en oeuvre le PCS ; il prend toutes les mesures destinĂ©es Ă  assurer la protection de ses administrĂ©s en cas d’Ă©vĂ©nements affectant directement le territoire de sa commune.

A lire : le DICRIM (Document d'Information Communal sur les RIsques Majeurs)

 

Service rĂ©daction, 16-11-2017 | Publié dans la catégorie Divers