La Ville gère son patrimoine arboré

Le chêne d'Amérique du Jardin Public, devenu dangereux, sera remplacé par un chêne pédonculé, une essence plus adaptée à l'environnement oloronais, de surcroît issu d'une pépinière locale.

Le chêne d’Amérique du Jardin Public dépérit. Les signes annonciateurs de cet état sont les bois morts qu’il produit, la pousse de feuilles directement sur le tronc, et les champignons à son pied. Situé près de l’aire de jeux, son abattage est donc obligatoire, le maire étant par ailleurs le garant de la sécurité publique. Le démontage de l’arbre nécessitera la fermeture de l’aire de jeux pendant environ une journée et demie.

Il sera remplacé par un chêne pédonculé (quercus robur) âgé de 20 ans, plus adapté, acheté dans une pépinière locale, et qui présente déjà un tronc de 40 cm de circonférence. Il s’agit de la même variété que l’arbre planté sur la place des thermes.

Parallèlement, les services techniques vont replanter trois autres arbres au Jardin Public : un parrotia persica, qui produit de jolies feuilles vertes virant sur l’orange en automne, et deux chênes pyramidaux en symétrie du bassin.

Ils traversent les siècles et sont nos alliés (ils apportent l’oxygène indispensable à la vie, sont les meilleurs régulateurs du climat, traitent la pollution) : les arbres entretiennent avec les humains une histoire commune et chacun y est sensible. De fait, la gestion d’un patrimoine arboré résulte d’une politique complexe.  

Des progrès ont été apportés et doivent s’intensifier, sur la qualité de la plantation et la gestion du site après plantation (respect au quotidien, en cas de travaux ou entretien). La difficulté est que le mal ne se voit que plus tard et bien souvent, les arbres que l’on abat aujourd’hui sont ceux qu’on a maltraités hier.

La ville investit 15 000 € par an pour la plantation d’arbres et arbustes. Le chêne pédonculé qui sera planté au Jardin Public coûte à lui seul 1430 € TTC.

 

Service rédaction, 11-01-2018 | Publié dans la catégorie Environnement