Une visite mexicaine à la mairie d'Oloron

Elena Trauwitz de Berger, mexicaine, en vacances dans la région, est passée en mairie pour rencontrer le maire Hervé Lucbéreilh et offrir à la commune le "Reconocimiento postumo" à l'Oloronais Don José de la Borda, alias Joseph de Laborde, constructeur de l?église Santa Prisca à Taxco, au Mexique. Signé par la présidente de l'association Sociedad Amigos de la Parroquia de Santa Prisca, ce document honore la mémoire de cet Oloronais.

Elena Trauwitz de Berger a également remis une photographie représentant l’église de Taxco et un ouvrage rédigé par Elisa Vargas Lugo, historienne spécialiste de l’architecture de la Nouvelle-Espagne, intitulé « La iglesia de Santa Prisca de Taxco ».

La « Sociedad Amigos de la Parroquia de Santa Prisca » participe à la conservation de l’édifice, sérieusement affectée par le tremblement de terre du 19 septembre 2017.

L’histoire en quelques lignes

Joseph de Laborde est né à Oloron le 2 janvier 1699. Il suit son frère François et s’établit à Taxco, au Mexique. Il y prend le nom de José de la Borda et s’enrichit grâce à l’exploitation de mines d’argent. L’Oloronais utilise sa fortune pour construire l’église de Santa Prisca, à Taxco, « un héritage architectural, culturel et historique du baroque mexicain du XVIIIe siècle ». Les travaux débutent en 1751 et l’église est consacrée 8 ans plus tard, le 15 mars 1759.

La rapidité remarquable avec laquelle cette paroisse a été construite explique en grande partie son unité de style et l'équilibre de ses formes. Les meilleurs artistes et tailleurs de pierre de l'époque ont été engagés par l’éminent homme d'affaires minier.

Cette église est aujourd’hui considérée comme l’une des plus belles d’Amérique du Sud.

 

A Oloron, une rue porte le nom de José de la Borda dans la zone artisanale de Lanneretonne.

Plus d’information sur le séisme et ses conséquences

La précieuse église qui fait la gloire de Taxco a été sérieusement affectée par le tremblement de terre du 19 septembre 2017, des fissures étant apparues au niveau de la voûte du transept, de la coupole principale, de celle de la façade sud, de la lanterne du baptistère, entre autres dommages dont ceux des extrémités des parapets. S'y ajoutaient des dégradations naturelles, d'autres dues au trafic automobile, au défaut d'entretien des zones inaccessibles, à l'humidité, à  la présence de champignons et micro-organismes nocifs. D'où de grands travaux de réfection et de restauration entrepris sous l'égide l'Institut national d'anthropologie et d'histoire, INAH, travaux comprenant la consolidation des fissures, la restauration des pinacles, des parements, aplatis, éléments pierreux, la réfection de décors et peintures en utilisant la chaux et les pigments minéraux. Du bel ouvrage donc, entrepris dans le souci d'affecter le moins possible les activités religieuses et touristiques car Santa Prisca est un phare pour les ressources d'accueil, commerciales et hospitalières, de la cité de l'argent qu'il convient bien sûr de préserver.
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Service rédaction, 30-04-2019 | Publié dans la catégorie Patrimoine