Création du microcrédit social : signature d'une convention

Hervé Lucbéreilh, maire d'Oloron Sainte-Marie et Président du Centre Communal d'Action Sociale (C.C.A.S), et Maylis Del Pianta, adjointe au Maire en charge des Affaires sociales, ont signé, vendredi 18 mars, la convention créant le microcrédit social à Oloron Sainte-Marie, en partenariat avec la Caisse d'Epargne Aquitaine Poitou-Charentes et le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne.

Un constat : trop de personnes sont exclues de l’accès au crédit

Les personnes percevant les minimas sociaux n’ont pas accès au crédit. C’est en partant de ce constat que l’idée de créer un dispositif d’accès au microcrédit social est née.
En cas de période de difficultés financières ou simplement pour réaliser un projet, ces personnes en difficulté se retrouvent très souvent bloquées. Une situation financière précaire constitue donc un handicap durable à leur insertion sociale et professionnelle.

Dans sa volonté d’aide aux plus fragiles, la municipalité a donc décidé de mettre en place le microcrédit social.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan de cohésion sociale, issu de la loi no 2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale, instituant un fonds de cohésion sociale, géré par la Caisse des dépôts et consignations, destiné, aux termes de l’article de la loi, à « garantir à des fins sociales des prêts à des personnes physiques ou morales et des prêts à des chômeurs ou titulaires de minima sociaux créant leur entreprise ».

Comment fonctionne le microcrédit social ?
Le demandeur doit prendre contact avec le CCAS qui le reçoit. Généralement ces derniers sont directement orientés vers le CCAS par leurs travailleurs sociaux (MSD, MSA, CPAM...) qui les y accompagnent. La relation entre le demandeur et son prêteur est ainsi plus aisée, ce qui est très important pour ces personnes en difficulté.

Chaque dossier est étudié ainsi que la capacité de remboursement.

Au-delà du logement (travaux, caution, déménagement, etc.), de l’emploi (formation, etc.), de l’équipement, ce sont surtout les problèmes de mobilité (passage du permis de conduire, achat d’une voiture ou d’un scooter pour aller travailler) qui incitent les demandeurs à faire appel au microcrédit social.
Si la demande est acceptée, il ne reste plus qu’à rembourser les mensualités, le CCAS se chargeant, à la fin, de financer les intérêts. Les emprunteurs sont accompagnés tout au long du crédit et notamment en cas d’impayés.

Les Oloronais pourront ainsi demander un crédit de 300 à 4 000€, à rembourser sur une période maximale de 60 mois.

Le CCAS a inscrit cette opération sur son budget 2016, ce qui représente le paiement des intérêts pour dix crédits à 3 000€.