Histoire et Patrimoine

La forme d'une ville
Au pied des Pyrénées, Oloron Sainte-Marie s’est façonnée et développée grâce au relief et aux hommes.

Une topographie liée à la présence de l’eau

La richesse du site d’Oloron Sainte-Marie réside dans sa situation géographique et l'organisation spatiale qui en découle. La construction des premières habitations a suivi le relief existant : sur le plateau, la cité épiscopale de Sainte-Marie, sur la colline, la cité vicomtale de Sainte-Croix et sur les pentes rive droite du gave d’Ossau, le faubourg de Notre-Dame.

L'urbanisation se développe grace aux intendants

En 1753, l'Intendant d'Etigny perce la route de Pau qui débouche au coeur du Marcadet. Dans la continuité, une route est créée pour rejoindre la vallée d'Aspe et l'Espagne, au bas du plateau de Sainte-Marie (actuelle rue Adoue). Ce maillage se complète par l'ouverture du chemin Sainte-Marie (actuelle rue Louis Barthou) qui devient une véritable artère commerciale. Le développement de la ville et de son activité artisanale se fait au détriment de l'ancienne Oloron par laquelle il n'est plus nécessaire de passer.

Les ponts, points de passage et d’échanges

Véritables traits d’union entre les principaux quartiers, les ponts ont contribué au développement urbain. Ainsi, la construction du pont d’Ossau a permis l’implantation pérenne des habitants sur la rive droite du gave. Celui de Sainte-Marie (place de Jaca) est un véritable lien entre la ville du vicomte et la cité épiscopale. Le pont Sainte-Claire, conçu et réalisé par les ateliers Eiffel relie la gare et le Jardin Public au reste de la ville. Plus récemment, le pont Laclau enjambe le gave d’Oloron pour drainer la circulation en marge de la ville, offrant l’un des points de vue les plus admirables sur la cité.

Les passerelles piétonnes

Répondant à de véritables besoins de franchissement sécurisé, la plus ancienne des passerelles piétonnes franchit le gave d’Aspe pour rejoindre la principale rue commerçante. Plus en aval, deux passerelles récentes permettent le franchissement des gaves d’Aspe et d’Ossau pour rejoindre la Confluence sur laquelle se trouve la Médiathèque des Gaves et la Villa du Pays d'Art et d'Histoire.

Les espaces verts

Le XIXe siècle voit la valorisation des espaces verts, notamment par la plantation de promenades et l’aménagement d'un jardin public. 
L’arrivée du chemin de fer vers 1883 génère en effet la création d’un nouveau quartier autour de la gare. C’est l’occasion de créer un jardin public digne de la ville. 
A l’entrée de la ville, le parc Pommé conçu au XIXe siècle, accueille, sur plus de 3,5 hectares, une cinquantaine d’essences (cèdre du Liban, ginkgo biloba, lagestroemia, séquoia géant, catalpa, rhododendrons centenaires…) visibles toute l’année. C'est un lieu de promenade propice à la méditation.